Construction du kit Flyfly Sabre F-86A - Aerosquare

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Construction du kit Flyfly Sabre F-86A

Détails

Sabre F-86A (kit FlyFly)

Sabre F-86A FlyFly LadyLuck color scheme Marque: kit Fly Fly
Envergure: 1420mm
Poids en ordre de vol: 3kg
Motorisation: Turbine Wemotec MidiFan équilibrée par Jepe
Batteries: Lipo 6S 4000
Train rentrant électrique EPF Hobby DSR 46T
Alimentation radio: Hyperion Switch-Mode BEC
Radio: Futaba 2.4 Ghz
Construction: kit polystyrène
Finition: Marouflage tissu de verre 25g et résine époxy. Peinture acrylique (Tamiya) passée à l'aérographe

Le kit Fly Fly du Sabre a obtenu beaucoup de succès depuis sa sortie. Il permet en effet de construire un jet à turbine électrique catégorie 90mm pour un budget très raisonnable (environ 150 Euros pour le kit).
Les qualités de vol sont excellentes et la taille respectable du modèle donne beaucoup de présence en vol.
On peut bien sûr assembler rapidement le modèle et voler avec après quelques soirées passées à son assemblage. J'ai cependant choisi une approche différente. Le kit reproduit assez fidèlement les formes de l'avion grandeur et je me suis dis qu'en passant un peu de temps dessus on pourrait avoir une belle semi maquette
Je ne détaille pas ici tous les points de construction du modèle mais simplement quelques modifications que j'ai effectué par rapport à la construction originale ou points importants à ne pas manquer.
A noter aussi une discussion très active (depuis 2007!) sur le forum RC Groups au sujet de ce Sabre.

 

Assemblage des coques

f86-back_shelves_b

Le fuselage est constitué de 4 éléments. 2 demi coques avant et 2 demi coques arrière à assembler pour constituer le corps de l'avion. Rien de bien compliqué? En effet le travail est assez simple. Sauf qu'il faut penser à passer tout le cablage AVANT l'assemblage des dites coques et il y a beaucoup de fils à passer. Si vous les oubliez, ce sera impossible de rajouter des cables par la suite!
C'est tout de même dans la partie arrière du fuselage qu'il y a le plus de choses à caser (voir photo à gauche). Il faut prévoir:
- Deux rallonges de servos de profondeurs (il y a deux servos de profondeur).
- Deux rallonges de servos d'ailerons qui passent dans une gorge autour de la turbine.
- Une rallonge pour un servo de direction. D'origine la gouverne de direction n'est pas fonctionnelle sur ce kit. Mais je trouve que c'est très dommage de piloter un avion pareil en 2 axes (profondeur / ailerons). La modification est très simple à effectuer et je recommande à tous ceux qui construiront ce Sabre de rendre la gouverne de direction fonctionnelle.
- Une rallonge pour le contrôleur (ESC) qui viendra sous le fuselage (meilleur refroidissement) et à proximité de la turbine.
A propos des rallonges: Comme il faut beaucoup de câble, ça revient moins cher d'acheter du câble de rallonges pour servos au mètre et de fabriquer les rallonges sur mesure. Ce qui permet aussi de les couper à la bonne longueur et éviter les surplus de fils inutiles roulés en boule dans un coin du fuselage. L'utilisation de fil torsadé avec des ferrites au niveau du récepteur est préférable pour éviter les parasites provoqués par les grandes longueurs comme dans le cas du Sabre. Encore qu'avec une radio 2.4 Ghz l'utilisation de ferrites ne soit pas indispensable.
- Les cables de puissance pour le moteur. Il faut choisir du cable de bonne qualité et de section suffisante. La turbine Wemotec Midifan tire environ 60 à 65 ampères en 6S, voire plus selon le moteur installé. Un cable de section insuffisante chauffera et ne laissera pas passer tout le courant. J'ai installé du 4mm², ce qui me semble le minimum pour ce type d'application.
- Le tuyau d'air pour le train rentrant. En cas d'installation d'un train électrique il faut remplacer le tuyau d'air par deux rallonges pour la commande des moteurs de train. J'ai fait le changement a posteriori et ce n'est pas facile!

Avant de coller les 2 parties ensemble, on posera aussi le tube d'éjection de la turbine. Celui-ci est en plastique transparent de forme cylindrique. Mais il a un sens de pose! Le diamètre avant est légèrement plus grand que la sortie. Il faut donc bien faire attention de le poser dans le bon sens.

Une fois que tous ces fils et autre tube sont en place dans leurs saignées respectives et bien calés pour ne pas géner l'assemblage, on peut procéder au collage définitif des coques. J'ai utilisé de la colle epoxy, ça tient très bien. Mais ce n'est pas nécessaire et inutilement lourd. Jepe recommande sur son site l'utilisation de colle polyuréthane. C'est un bon choix à condition de ne pas trop en mettre car la colle PU augmente de volume au séchage. Sinon une bonne colle blanche à bois pour extérieur fera aussi l'affaire.
Pour l'avant c'est plus simple, puisqu'il n'y a que le cable pour le servo de la roue directrice et le tube d'air ou le cable d'alimentation du train rentrant.

 

Montage des ailes

F-86A wing detail f86-wing-detail_02s.jpg

Plusieurs modélistes ont vu la carrière de leur Sabre finir prématurément suite à la rupture des ailes en plein vol! Ce problème est souvent évoqué sur les forums. Cependant lorsqu'on regarde comment les ailes sont conçues ce n'est pas forcément étonnant.
Les ailes sont fournies en 2 parties à assembler. Elles sont en polystyrène moulé et fortement allégées. A l'intrados on trouve 2 panneaux de dépron qui permettent de fermer l'aile une fois les cables posés. Il est clair que sans renforts suffisants, l'aile ne supportera pas de forts facteurs de charge! D'autant plus que tout le monde installe des motorisations de plus en plus musclées sur cet appareil. Certains volent avec des turbines alimentées en 8S lipos. Le rapport poids poussée est égal voire supérieur à 1, Une puissance qui n'a plus rien à voir avec la turbine Haoye livrée dans le kit!
Encore une fois, il faut considérer le Sabre FlyFly comme une boite de construction et non comme un modèle RTF reçu le vendredi soir et prêt à voler le dimanche matin après un assemblage douteux.
L'aile demande un travail soigneux de préparation pour pouvoir voler sereinement. J'ai suivi les conseils donnés sur le site de Jepe et sur le forum RC Groups, à savoir la pose d'un tube de renfort en carbone qui traverse l'aile de part en part. J'ai aussi considérablement renforcé les boitiers de train d'atterrissage avec deux ames en contreplaqué collé à l'epoxy. Le panneau extérieur de l'aile reçoit aussi un renfort en contreplaqué posé devant le "longeron" en mousse. Il suffit de réaliser une petite saignée avec une fraise et une perceuse type Dremel, puis de coller le renfort à l'epoxy. Pour finir, 2 bandes de carbones sont collées sur le longeron d'aile et prises en sandwich avec le panneau de dépron qui termine l'assemblage. Ces bandes de carbone ne sont pas indispensables. Mais, bon ça fait "high tech" et puis il m'en restait au fond d'un tiroir ;)
Plus sérieusement elles reprennent les efforts de traction sur l'aile qui travaille en flexion. Le polystyrène n'est pas vraiment connu pour sa résistance extrème en traction (ni en compression d'ailleurs) et quelques renforts ne sont pas inutiles.
Ainsi renforcée et avec un marouflage au tissu de verre 25g plus résine epoxy on obtient une aile particulièrement solide tout en restant légère.
Je suis sûr que certains me diront "ah oui, mais tous ces renforts ça alourdit l'avion etc."
Oui, c'est vrai. Mon modèle pèse 3kg en état de vol, alors qu'il est donné pour 2,5 kg. Franchement, 3kg pour un avion de cette taille, je trouve que c'est très raisonnable. Et mon avion ne s'est pas brisé en vol (pour le moment), il décolle et atterrit d'une piste en herbe sans que les trains ne s'arrachent. il s'agit uniquement de savoir si l'on veut rester dans la catégorie des gros "foamies" ou si l'on préfère utiliser ce kit comme base de travail pour réaliser un modèle un peu plus ambitieux.

Quelques autres détails de construction

f86-elevator.jpgf86-tail.jpg

D'origine, les articulations de gouvernes sont réalisées avec de l'adhésif; J'ai préféré imaginer que c'était uniquement destiné à maintenir les pièces ensemble pendant le transport... Sérieusement, je ne vois pas comment on peut envisager de faire voler un modèle de 3kg, équipé d'une turbine de 90mm de diamètre avec des gouvernes de vol fixées au scotch!
Exit donc le scotch, remplacé par des charnières nylon. Elles sont insérées dans une fente pratiquée au cutter et collées en place. La gouverne de direction rendue mobile est articulée de la même manière; On distingue en bas à gauche de la photo le puit de servo creusé dans la mousse. Les emplacements prévus correspondent à des servos de 8 ou 9 g. Ce qui s'avère suffiseant pour actionner les gouvernes de ce modèle.


f86-aileron_servo_hatch.jpg f86-aileron_servo-closed.jpg

Les puits de servos d'ailerons sont aussi modifiés pour être plus discrets sous les ailes; Le puit d'origine est agrandi, puis j'ai posé deux supports en bois dur qui servent à visser une trappe en ctp 1mm sur laquelle le servo est fixé.
Les servos utilisés sont des Hextronik HXT9000 qui conviennent bien pour cet usage.
Une fois fermée et peinte, la trappe est très discrète et le servo est bien mieux protégés des chocs éventuels. Quoique, vu le coût dérisoire d'un HXT9000, ce ne soit pas vraiment un problème d'en remplacer un.

Finition et peinture

f86-readytopaint.jpgF-86A 91129 Le modèle est marouflé au tissu de verre 25g/m² avec résine epoxy puis peint à l'aérographe.
Je le rappelle encore une fois, la résine époxy est un produit toxique qui nécessite le port d'équipements de protection adaptés:
- Masque respiratoire à cartouche filtrante (un simple masque à poussière est totalement inefficace).
- Gants en vinyl. Les gants en latex ne protègent pas lorsqu'on manipule de la résine époxy.
- Lunettes de protection, pour protéger les yeux d'éventuelles projections.
Enfin il faut travailler dans un local suffisament ventilé pour éviter l'accumulation de vapeurs nocives.
Les vapeurs de résine époxy peuvent provoquer des allergies. Quant aux conséquences à long terme.... Je ne suis pas médecin, mais le bon sens me fait penser qu'il vaut mieux éviter de respirer ce genre de produits à plein nez.
Jepe utilise maintenant des produits acryliques pour la pose du tissu de verre. Le résultat est satisfaisant mais moins résistant qu'avec de l'epoxy.
IMPORTANT: Ne pas utiliser de résine polyester pour le marouflage d'un avion en polystyrène! La plupart des résines polyester contiennent des solvants qui attaquent le polystyrène. L'utilisation de ces résines risque d'avoir des conséquences désastreuses. La mousse fondra comme neige au soleil et il ne restera pas grand chose de l'avion.

f86-cockpit_out.jpgf86-cockpit.jpgJe me suis servi d'un profil issu du livret  "Walk Around n°21 F86 Sabre" publié aux éditions Squadron Signal pour réaliser la peinture. L'exemplaire qui m'a servi de modèle volait en Corée en 1952.
Le buste de pilote provient de chez HobbyCity .
J'ai aussi ajouté quelques éléments dans le cokpit afin de lui donner un aspect plus sympathique. Je n'emploierai quand même pas le mot maquette ici. On trouve chez Park Flyer Plastic un cokpit plus détaillé que celui livré d'origine pour le Sabre Fly Fly, ainsi que d'autres accessoires pour améliorer l'aspect maquette des modèles Fly Fly.
La plupart des détails sont peints à l'aéro. Ce qui demande pas mal de patience pour la réalisation des différents masques (qui a parlé de masochisme?).
La pinup et le logo du 334-FIS sont imprimés sur du papier spécial transfert. J'ai découvert le papier Lazertran qui donne des résultats absolument bluffants pour l'impression de décalques avec une imprimante jet d'encre
La boite contient aussi les deux réservoirs factices d'ailes. Je ne les utilise pas pour le moment. Comme l'avion évolue sur un piste en herbe un peu cabossée, je préfère éviter de les abimer avec une garde au sol réduite.

  f86-masking.jpg f86-masking_02.jpg 

Quelques éléments de décoration que vous pouvez utiliser pour votre modèle

lady_luck.jpg 334-FIS.jpg Instrument panel Sabre F-86
Lady Luck Emblème du 334 FIS Tableau de bord du F-86

Installation du train électrique EPF Hobby

train-epf_01.jpg EPF Hobby control box DSR-46CIl vaut mieux prévoir l'installation de ce train dès le début plutôt que d'effectuer un travail de "deuxième monte". Les dimensions sont sensiblement différentes par rapport au train pneumatique FlyFly, ce qui suppose d'adapter les boitiers de train en conséquence.
La bonbonne d'air et le servo de commande de la valve sont remplacés par le boitier de gestion électronique du train qui pèse moins lourd. Les jambes et boitiers de train sont plus lourd d'une dizaine de grammes pour la version électrique par rapport au train pneumatique Fly Fly. Au final le poids reste à peu près équivalent.
Le train EPF peut être alimenté par un accu lipo 2S séparé (solution la plus fiable) ou tirer son énergie du pack de réception ou du bec si celui-ci est suffisament puissant. Disposant d'un bec à déoupage capable de supporter 8A, j'ai adopté la dernière solution.
Par sécurité, le boitier de gestion du train coupe automatiquement l'alimentation sur une jambe si celle-ci se bloque pendant la séquence de rentrée ou de sortie. Ce qui évite de vider l'accu de réception ou de disjoncter le bec avec des conséquences forcément néfastes pour l'intégrité du modèle.
La séquence de rentrée ou sortie dure environ 5 secondes. C'est très amusant à faire fonctionner au sol et l'effet est beaucoup plus maquette qu'un train éjecté violemment de son logement comme un diable sortant de sa boite!
La seule difficulté de monte sur le Sabre se situe au niveau du train avant. Il faut en effet trouver un emplacement pour le servo de la roue directrice. J'ai finalement fraisé un logement sur le coté dans l'épaisseur de la mousse et placé le servo, toujours un HXT9000, à l'intérieur (voir photos).
EPF indique que ce train est utilisable sur des avions jusqu'à 8 livres (environ 3,7kg). C'est surement un peu optimiste. Mais il semble bien tenir sur ce Sabre de 3kg qui évolue à partir d'une piste en herbe.
Pour l'instant le fonctionnement est satisfaisant. Il est par contre impératif que la roue avant reste au neutre pendant la rentrée ou la sortie du train. Sinon elle se bloque à mi course. Comme la séquence dure environ 5 secondes, on est supposé ne pas toucher à la gouverne de direction pendant que le train fonctionne! Pas franchement envisageable.C'est mon émetteur Futaba T12 qui m'a fourni la solution:
Le servo de la roue avant directrice est affecté à la commande "rudder 2". Cette commande est mixée avec la gouverne de direction principale "rudder 1". Lorsque le train rentre ce mixage devient inactif et la roue avant retourne immédiatement au neutre. Le mixage est réactivé lors de la descente du train. De plus l'émetteur T12 permet de programmer un délai (max 4 secondes) avant l'activation du mixage. Ce délai est suffisant pour que la roue reste au neutre pendant la descente, évitant ainsi de bloquer la jambe avant à mi course. Les atterrissages sur 2 roues sont souvent assez sportifs avec un avion équipé d'un train tricycle. Il vaut donc mieux éviter de se retrouver dans cette situation!

f86_nose_wheel_build01.jpg f86_nose_wheel_build02.jpg f86_nose_wheel_build03.jpg f86_nose_wheel_build04.jpg

Réglages et centrage

Checking balance on the F86f86_nose_weight.jpgLe centrage indiqué sur la notice est réputé être un peu arrière. Rien de dangereux, mais l'avion est plus agréable à piloter en avançant un peu le centrage. J'ai encore une fois suivi les conseils prodigués par Jepe sur son site à ce sujet.
La notice indique une plage de centrage allant de 215 à 220 mm à partir de l'encoche à l'avant de l'aile. Jepe pour sa part indique un centrage à 207mm. J'ai retenu cette valeur. Sauf que, pas de chance l'avion est un peu lourd de l'arrière et pas question d'avancer plus les équipements qui sont déjà tous coincés à l'avant du cockpit.
Je me suis donc résolu à ajouter quelques grammes de plomb. Mais comme je voulais les mettre le plus en avant possible pour profiter au maximum du bras de levier, j'ai creusé un peu le nez de l'avion pour y loger la quantité nécessaire (50g) au parfait équilibre.
Un coup de dremel, suivi de la confection d'une trappe avec 2 petites vis (histoire de pouvoir modifier le plombage si besoin), puis une petite retouche de peinture sur le nez et le tour est joué. Le Sabre est maintenant parfaitement en ligne de vol.
Posé sur la balance entièrement équipé avec ses batteries, le verdict tombe: 3,03kg. Je me dis que si j'avais eu la main moins généreuse avec l'enduit de finition, évité la colle epoxy pour l'assembage de cellule... Il pèserait surement moins lourd. Les vols ont montré que même avec ce léger embonpoint, le modèle n'a rien perdu en qualités de vol.
Note: La photo de gauche montre l'avion équipé d'un train temporaire. Le train FLyFly avait déjà cassé et je n'avais pas encore installé le train électrique EPF.

Prêt pour le vol

sabre_jft-01.jpgsabre_jft-02.jpgLe premier vol s'effectua avec une batterie 5S 4500. La conso au banc tourne autour de 45 ampères et la turbine semble bien pousser. Je suis assez optimiste pour ce premier vol. Pourtant le roulage fut long long long... Avant que l'oiseau prenne son envol.
Une fois en l'air, train rentré l'avion vole correctement. La vitesse est assez maquette. Le problème est que je suis quasiment tout le temps plein gaz pour garder une vitesse de vol satisfaisante. Après quelques hippodromes, je me décide à envisager l'approche. Ralenti, puis finale. L'avion se montre d'une docilité déconcertante.
il touche le sol en douceur, roule quelques mètres puis les trois roues rentrent brusquement dans leur logement. Un peu étonné, je n'ai même pas commis la bévue d'actionner l'inter de train alors que l'avion est au sol, je vais inspecter le modèle pour comprendre ce qui s'est passé.
La cause du problème est vite trouvée: Le filetage nylon qui retient le cylindre d'air sur le train avant a cassé net. Un vol, le train d'origine a duré un vol. C'est du jetable! D'accord l'avion est un peu plus lourd que la normale, mais tout de même, c'est bien fragile ce train pneumatique Fly Fly. A moins que je n'ai reçu un exemplaire défectueux? C'est ce qui a motivé ma décision de trouver une autre solution. J'ai aussi décidé de passer en 6S pour alimenter le moteur.

  sabre_jft-03.jpg

En 6S, la consommation au banc est maintenant de 60 à 65 ampères, le son de la turbine Wemotec est devenu beaucoup plus aigu. Avec un peu d'imagination on croirait presque entendre un vrai réacteur, mais surtout la poussée est vraiment impressionnante!
Le Sabre peut maintenant croiser tranquillement à mi-régime, et dès que le manche est poussé à fond la puisssance se déchaine pour des passages plein badin, ou des montées sur la puissance du moteur. Je me demande d'ailleurs si ce type de vol représente vraiment les capacités du modèle original qui volait dans Mig Alley en 1952?
Il ne faut cependant pas trop abuser, parce qu' à ce petit jeu la réserve d'électrons baisse vite. D'autant plus que pour rester dans des limites de poids et d'encombrement raisonnables, le pack 6S (en fait 2 packs 3S connectés en série) ne fait "que" 4000mAh contre 4500 pour le 5S. A cela s'ajoute une consommation supérieure à pleine puissance. L'autonomie s'en ressent forcément. Mais le vol est tellement plus agréable, que je préfère perdre quelques minutes d'autonomie totale et piloter une machine bien plus tonique.
Video du vol Sabre F86 Flyfly avec le train rentrant EPF en Lipos 6S

J'espère vous avoir donné envie de piloter cet avion mythique. Si l'envie vous prend, Jepe propose une version "fast foam" du Sabre FlyFly pour 145 Euros. Il s'agit d'une version livrée non peinte (mousse eps blanche) destinée à recevoir une finition tissu de verre plus peinture comme présenté dans cet article. Vous pouvez bien sûr acheter la version standard livrée peinte à monter et décorer avec les autocollants contenus dans la boite. Ca vole surement aussi bien, mais le fini n'est pas le même!